La Médaille de Sainte-Hélène :

dimanche 11 mars 2012
par  Nostradamus
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Le 15 avril 1821,
lors de son exil à Sainte-Hélène, Napoléon dicte un testament comportant trois parties. La troisième est un acte de reconnaissance à l’égard de ceux qui, de 1792 à 1815, avaient combattu « pour la gloire et l’indépendance de la France ».
Dans ce but, il lègue la moitié de son patrimoine privé, qu’il estime alors à 200 millions de francs.

Dans ce testament, voici ce qu’il écrit : « Je lègue mon domaine privé, moitié aux officiers et soldats qui restent de l’armée française, qui ont combattu depuis 1792 à 1815 pour la gloire et l’indépendance de la nation ;
la répartition en sera faite au prorata des appointements d’activité ; moitié aux villes et campagnes d’Alsace, de Lorraine, de Franche-Comté, de Bourgogne, de l’Ile-de-France, de Champagne, Forez, Dauphiné qui auraient souffert par l’une ou l’autre invasion.
Il sera de cette somme prélevé un million pour la ville de Brienne, et un million pour celle de Mery.
J’institue les comtes Montholon, Bertrand et Marchand mes exécuteurs testamentaires. »

Napoléon III « voulant honorer par une distinction spéciale les militaires ayant combattu sous les drapeaux de la France dans les Grandes Armées de 1792 à 1815 »[réf. nécessaire], une médaille commémorative fut accordée à tous les survivants. Il appela cette nouvelle décoration
« Médaille de Sainte-Hélène »


La médaille
fut créée par décret le 12 août 1857 ; le sculpteur Désiré-Albert Barre qui la dessina et la réalisa. À l’avers se trouve le profil de l’Empereur Napoléon 1er, et au revers ce texte : « Campagnes de 1792 à 1815. À ses compagnons de gloire, sa dernière pensée, 5 mai 1821 ».



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